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Brève rencontre avec Volker Liebig, Directeur ESA des Programmes d'Observation de la Terre, au sujet de Jason-3 et de GMES
A l'issue de la présentation générale de Jean-Jacques Dordain, Directeur Général de l'ESA, lors du Bourget 2009, nous avons eu une brève conversation avec Volker Liebng qui dirige le plus important volet de programmes, à savoir ceux consacrés à l'Observation de la Terre. L'ESA est impliquée dans trois grands programmes : les satellites Earth Explorer de missions scientifiques, les satellites Meteosat et Metop d'Eumetsat, les missions opérationnelles des observatoires orbitaux Sentinelle.
Où en est la mise en œuvre des services opérationnels GMES
?
Volker Liebig
Pour la période 2011-2013, ce sont 150 millions
€ qui vont être alloués pour la phase GIO ou GMES Initial
Operations, telle qu'elle a été recommandée au dernier Conseil
européen de l'espace. L'objectif est de développer les premiers
services opérationnels.
Pour la phase opérationnelle de GMES, vous devez aller
de l'avant avec les Sentinelle-1C, 2C et 3C afin d'assurer
la continuité des services… Qui va les financer ?
Volker Liebig
Ce financement fait partie des prochaines perspectives financières
de la Commission, au-delà de 2013. L'ESA a étudié un scénario
à la Commission. Ce scénario est le document de référence
pour faire de GMES un système durable. Son processus doit
démarrer dès que possible. L'objectif est d'obtenir de 430
à 450 millions € par année pour la période 2014-2020 pour
assurer les opérations, la maintenance et les améliorations
de la composante spatiale GMES.
La mission Sentinelle-5 Precursor que l'ESA envisage sera-t-elle
opérationnelle ou expérimentale ?
Volker Liebig
Il s'agit d'une mission spéciale avec le détecteur multispectral
Tropomi proposé par les Pays-Bas afin de poursuivre les observations
que réalise sur la pollution globale l'instrument Sciamachy
à bord d'Envisat. On veut combler le vide jusqu'à ce qu'on
utilise ce détecteur sur les satellites post-EPS qui font
partie de la mission Sentinelle-5 de GMES. Ces satellites
seront proposés à la prochaine Ministérielle avec Eumetsat
comme partenaire de l'ESA.
Et qu'en est-il de la mission Jason-3 d'Eumetsat ?
Volker Liebig
Nous avons fait notre part du travail.
L'ESA est prête à soutenir Jason-3 qui emploie une plate-forme
française Proteus, et ce, en dehors de sa mission CryoSat-2.
En 2011, nous viendrons avec une proposition Jason-CryoSat
qui doit devenir Jason-4 afin d'assurer les besoins en altimétrie
des océabs jusqu'en 2020 et au-delà. C'est dans ce sens que
nous travaillons avec Eumetsat.
Le financement de Jason-3 doit se faire via Eumetsat. L'ESA
s'est engagée à financer cette mission d'Eumetsat avec 7 millions
€ dans une première étape. A présent, il appartient à Eumetsat
de finaliser le programme Jason-3, ce qui permettra l'acquisition
du satellite. Nous avons vraiment besoin de ce type de mission,
car on doit éviter un vide entre Jason-2 et Jason-3.
En ce qui concerne la mission Proba-Vegetation: va-t-elle
faire partie de la stratégie GMES de l'ESA ?
Volker Liebig
La mission Proba Vegetation fait partie d'un programme ESA
qui est mis en œuvre par la Belgique. Nous comptons bien que
ce micro-satellite de télédétection contribue aux services
GMES. Mais ce n'est pas une mission qui est spécifiquement
conçue pour GMES. Elle fait partie de ces missions nationales,
comme SESOsat-Ingenio en Espagne.
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